Cloud hosting : IaaS et PaaS

Cloud hosting : IaaS et PaaS

Le cloud a transformé l'hébergement web. Élasticité, facturation à l'usage, services managés : les offres cloud couvrent aujourd'hui tout le spectre, de l'infrastructure brute aux plateformes applicatives complètes.

IaaS : l'infrastructure à la demande

Infrastructure as a Service : vous louez des serveurs virtuels, du stockage, du réseau sous forme de briques assemblables. Amazon EC2, Azure VM, Google Compute Engine, OVHcloud Public Cloud sont des exemples. Vous gardez le contrôle de l'OS et de ce qui tourne dessus. Facturation à la seconde ou à l'heure.

PaaS : la plateforme managée

Platform as a Service : une plateforme où vous déployez votre application sans vous soucier du serveur sous-jacent. Heroku, Google App Engine, Scalingo, Clever Cloud. Vous poussez du code, la plateforme gère tout le reste. Plus simple mais moins de contrôle, et souvent plus cher pour un usage intensif.

SaaS : le logiciel à la demande

Software as a Service : vous utilisez directement une application (WordPress.com, Shopify, Wix). Aucune gestion d'infrastructure. Parfait pour des besoins standards, limitatif quand la personnalisation devient importante.

Les grands acteurs du cloud

Les « 3 Big » : AWS (Amazon), Azure (Microsoft), GCP (Google Cloud Platform). Chacun propose plusieurs centaines de services. Scaleway et OVHcloud comme alternatives européennes. Pour des projets sensibles à la souveraineté, les clouds européens répondent au RGPD sans ambiguïté.

L'élasticité : le gros argument

Le cloud brille quand la charge varie. Sur un site e-commerce, on peut dimensionner pour le pic de Noël et réduire le reste de l'année. L'auto-scaling ajuste automatiquement les ressources au trafic. Impossible avec du dédié classique.

Les services managés

Bases de données managées (RDS, Azure SQL, Cloud SQL), file storage (S3, Blob Storage, GCS), queues (SQS, Service Bus, Pub/Sub), serverless (Lambda, Functions, Cloud Functions). Ces services évitent de gérer l'infrastructure sous-jacente.

Le piège de la facturation

Le cloud facture à l'usage, mais aussi... aux transferts réseau, aux appels API, à chaque opération sur le stockage. Une mauvaise configuration peut faire exploser la facture. Toujours prévoir des alertes de dépassement et un budget mensuel plafonné.

Multi-cloud et hybride

Éviter la dépendance à un seul fournisseur en répartissant sur plusieurs clouds, ou en gardant une partie on-premise. Approche plus complexe techniquement, mais utile pour la résilience stratégique. Kubernetes facilite la portabilité entre clouds.

Quand choisir le cloud

Pour des applications à charge variable, du SaaS, des projets internationaux nécessitant une présence multi-zones, ou des équipes qui veulent se concentrer sur le code. Pour une application stable à charge constante, un serveur dédié reste souvent moins cher. Pour approfondir, consultez nos articles haute disponibilité et redondance et types d'hébergement web.