Rat, souris, mulot : trois rongeurs qu'on confond facilement et qui pourtant n'appellent pas les mêmes traitements. Voici les critères qui permettent de les identifier rapidement.
La souris domestique (Mus musculus)
C'est la plus petite des trois. Corps de 7 à 10 cm, queue de longueur équivalente, pelage gris à brun, museau pointu, petites oreilles arrondies. Elle pèse 15 à 30 g. Extrêmement agile, elle grimpe sans difficulté et peut sauter jusqu'à 30 cm. Son habitat préféré est l'intérieur du bâti, derrière les cloisons et dans les greniers.
Le rat brun (Rattus norvegicus)
Le rat d'égout, plus massif, mesure de 20 à 25 cm sans la queue, qui est un peu plus courte que le corps. Son pelage est gris-brun dense, ses oreilles et ses yeux petits par rapport à la tête. Il pèse 200 à 500 g. Il privilégie les caves, les sous-sols, les canalisations et les bâtiments agricoles.
Le mulot sylvestre (Apodemus sylvaticus)
Plus rural, le mulot a le pelage brun-roux sur le dos et blanc-crème sur le ventre, avec de grandes oreilles et des yeux noirs saillants. Il mesure 8 à 11 cm, avec une queue de même longueur. Il entre dans les maisons en automne à la recherche de chaleur et de nourriture, mais ne s'installe jamais durablement à l'intérieur.
Les crottes, indice fiable
La crotte est le meilleur moyen de confirmer l'identification. Souris : 3 à 6 mm, noires, fines, pointues aux deux extrémités. Rat : 1 à 2 cm, en forme de banane ou de fuseau. Mulot : 6 à 8 mm, lisses et uniformes, souvent de couleur claire et sèches.
Les habitudes alimentaires
La souris grignote un peu de tout, partout, en petites quantités. Le rat consomme de gros volumes à un emplacement fixe et privilégie les protéines et les déchets. Le mulot amasse des graines et fruits secs qu'il stocke dans ses caches. Ces comportements permettent souvent de confirmer l'espèce au vu des traces laissées.
Adapter le traitement
La souris se piège efficacement avec des pièges standards, nombreux et bien placés. Le rat, plus méfiant et fort, nécessite des pièges plus robustes et souvent le recours à un professionnel. Le mulot se chasse plutôt qu'il ne se traite : sa présence est saisonnière et il suffit généralement d'obturer les entrées pour qu'il disparaisse.
Les risques sanitaires
Le rat est le plus problématique — leptospirose, salmonelle, hantavirus. La souris transmet aussi des pathogènes, principalement par contamination alimentaire. Le mulot est un vecteur potentiel de la maladie de Lyme indirectement via les tiques qu'il héberge. Dans tous les cas, porter des gants pour manipuler les pièges et dépouilles.
Ensuite, agir
Une fois l'identification faite, intervenez rapidement. Consultez notre article pièges à souris efficaces et le guide boucher les trous et entrées des rongeurs. Pour un panorama global, retrouvez notre dossier rongeurs dans la maison : souris, rats et mulots.